Etymologiquement le mot « civilisation »  provient du mot latin civitas qui se traduit par le mot « citoyenneté ».

Présente dans toute expression de l’humanité évoluée au cours du temps a surgi dans chaque tissu social, en créant des symboles transmissibles à chaque génération. La civilisation inclut les traditions, les mœurs, les coutumes, la façon à vivre et se divertir ainsi que les idéologies prédominantes d’un peuple.

Le point de départ des besoins humains spirituels évoluent au-delà de leur bases biologique et naturelle en tirant leçon et motivation de son histoire commune.

La signification de la civilisation est caractérisée par une création (matérielle et réelle, artificielle ou naturelle) mondialement admise, imposée et reconnue.

L’intellectuel grec, Adamance Corays, a traduit directement de l’anglais le mot civilization pour l’associer à la science, aux arts et à la philosophie.

L’historien français, Lucien Febvre, à son tour, en a donné l’interprétation de la sincérité, de la discrétion et de la noblesse.

Pendant le Siècle des Lumières, cette notion reflétait une signification idéologique en proximité avec l’intellectualité et les moralités associées à la politique.

A nos jours, la structure de la globalisation et l’approche des civilisations « uniformisées » sont quasiment présentes dans toutes les sociétés, faisant promouvoir une culture et éducation communes, en dépassant les frontières tant géographiques que linguistiques. Les pays de l’Ouest suivent un modèle de vie moderne dans lequel l’échange culturel est d’haute importance.

La Grèce et la France sont encrées par des civilisations évoluant avec le partage des mêmes valeurs comme la démocratie et la liberté de l’expression où l’être humain est placé à l’épicentre de tout intérêt.

Suite à l’indépendance de la nation grecque entamée en 1821, jusqu’à la fondation de l’Etat grec, la France a soutenu tant moralement et que matériellement les efforts grecs.

Ainsi, les français ont offert leur savoir-faire militaire tandis qu’ils ont défendu à l’étranger les motivations du peuple grec dans leur combat pour leur indépendance.

Le siècle des Lumières et les idéaux de la Révolution Française ont fortement inspirés cette initiative.

Quant à l’alliance diplomatique et stratégique d’aujourd’hui, la Grèce et la France se caractérisent d’une harmonie d’intérêts et d’une coopération constante au sein de plusieurs organisations mondiales et périphériques. D’ailleurs, la devise « Grèce- France Alliance » est restée gravée à la mémoire de deux peuples comme une preuve de profonds liens culturels et politiques.

Les relations de deux pays se développent également, au niveau culturel, depuis longtemps et ainsi en 1896, le baron Pierre de Coubertin et Dimitrios Vikelas ont décidé à faire revivre les Jeux Olympiques en Athènes et ensuite en 1900, en Paris.

Dans le domaine de l’Art, les liens franco-grecs sont inégalés. L’un inspiré de la civilisation de l’autre combine leurs plus forts éléments pour aboutir à une création unique.

Les villes historiques d’Athènes et d’Argos sont les sièges des écoles françaises d’archéologie et de l’histoire dont les élèves de tous les deux pays collaborent aux projets communs.

Des artistes, metteurs en scène, écrivains, poètes, peintres etc. originaires de la Grèce ayant vécu en France font promouvoir à l’international le résultat de ces deux cultures entremêlées.

Pierre Brasseur, Salvador Dali, Melina Mercouri et Vittorio De Sica. Paris, hôtel Meurice, 1972.
Pierre Brasseur, Salvador Dali, Melina Mercouri et Vittorio De Sica. Paris, hôtel Meurice, 1972.

L’actrice grecque et Ministre de la Culture Melina Merkouri a activement participé à cet édifice grâce à son tempérament et sa capacité de captiver le public grec et français. A leur tour, Costas Gavras et Theodoros Angelopoulos, des metteurs en scène connus pour leur œuvre, ont reçu des distinctions importantes sur la « scène » franco-hellénique.

Nikos Kazantzakis, le grand écrivain grec, a écrit une partie importante de ses romains en France. En outre, pendant ses études il a été tellement influencé par les lectures du philosophe Henry Bergson.

Du côté français, des écrivains et philosophes se sont inspirés de la langue, de l’histoire et de la mythologie grecque pour créer et inspirer les générations qui ont suivies leurs œuvres.

Jean de la Fontaine a écrit dans un de ces poèmes : « L’invention des arts étant droit d’aînesse, nous devons l’apologue à l’ancienne Grèce ».

Albert Camus lors de son premier voyage en Grèce en 1955
Albert Camus lors de son premier voyage en Grèce en 1955

Albert Camus, avant sa première visite en Grèce avait déclaré que « L’année de la guerre je devais m’embarquer pour faire le périple d’Ulysse […] projet somptueux de traverser la mer à la rencontre de la lumière ».

 Edith Piaf and Mikis Theodorakis, 1963
Edith Piaf and Mikis Theodorakis, 1963

Les exemples de cette culture bilatérale unique et rare sont inexhaustibles. Sans doute, l’admiration mutuelle, les parcours idéologiques communs et la création des œuvres exceptionnelles et uniques prônent les relations culturelles de deux pays.

Au sein de ce « jonction » des civilisations, les deux cultures issues des histoires différentes sont interconnectées, en créant une nouvelle culture unique encore plus puissante, constituant un phare pour les générations futures.

Ce qui peut servir comme une base pour la retrouvaille des valeurs humaines encrées du passé pour fonder un meilleur avenir.

Despina MANESI

Institut Hellénique de la Diplomatie culturelle de PARIS

 

 

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